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Un exemple de coopérative ivoirienne : la CADESA COOP-CA

2 janvier 2017 | Catégorie : Filières

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La coopérative CADESA COOP-SA dans le Bas-Sassandra (Côte d\’Ivoire)
Certifications Rainforest Alliance, Utz, et Fairtrade.
Photo : Gabriel Metz, eCacaoS. Septembre 2016[gmedia

La Société Coopérative Agricole pour le Développement de Sassandra (CADESA) est une coopérative de café et de cacao créée en 2003. Elle rassemble 1237 producteurs répartis en 22 sections qui exploitent plus de 8400 ha de cacao pour 5000 tonnes de fèves à l’exportation (chiffres 2015/2016). Elle emploie 23 permanents, auxquels s’ajoutent une douzaine de journaliers. La CADESA  COOP-CA est un des partenaires de Barry Callebaut (SACO et Biopartenaire CI) mais elle vend également directement depuis 2016 : 600 tonnes de fèves exportées par la coopérative, et bien sûr pleins d’ambitions pour faire bien mieux en 2016/2017. J’avais rencontré le Président du Conseil d’Administration, Monsieur Alfred Deba,  en mai 2016 à …Punta Cana, lors de la World Cocoa Conference organisée par l’ICCO. Ce fut l’occasion d’échanger nos cartes de visite et de promettre de se revoir un jour. Pour moi, une opportunité de voir la réalité du terrain lors d’un voyage en Côte d’Ivoire. Cette réalité du terrain, loin de la cage dorée des conventions internationales, j’ai pu en avoir un aperçu fin septembre 2016.. J’y ai rencontré les cadres de la coopérative un soir à San Pedro, puis nous sommes allés le lendemain au siège, à Sago – Adébem, soit « une heure de route, vers Sassandra ». Fin septembre 2016, il était encore assez « facile » de nous rendre à Adébem (eCacaoS avait un très bon 4×4…et un excellent chauffeur) mais on pouvait déjà comprendre combien il était difficile de «sortir le cacao»: les pistes sont en très mauvais état. Le transport des fèves vers le port de San Pedro met les camions à rude épreuve. C’est un des soucis majeurs de tous les membres de la coopérative que nous avons rencontrés. La CADESA a investi dans les certifications Utz, Fairtrade et Rainforest Alliance. La coopérative reçoit l’appui d’un conseiller de l’ANADER et de Barry Caillebaut qui forme des «Paysans-Relais» et anime des démonstrations sur des «champs-écoles». Les applications de produits phytosanitaires (insecticides, fongicides, etc.) sont faites par les 10 applicateurs de la coopérative (les produits étant payés par les planteurs). Les techniciens de la coopérative s’occupent aussi du piquetage lors des replantations. Nous avons visité les locaux de la CADESA et discuté avec des membres de la section de Blaisekro : difficulté de transport, intérêt d’être payé rapidement, rôle des institutions de microfinance, possibilité ou non d’être payé par un système de mobile banking, importance de ne pas dramatiser le travail des enfants aux champs quand ceux-ci aident leurs parents en dehors des heures d’école, démonstration des avantages de planter des cultures vivrières en association avec les replantations, etc. Avec bien sûr une visite de cacaoyères, malgré la pluie. rci-cadesa-visite-kona-amenan-yvonne-20160928 À la fin de nos entretiens, on m’a fort aimablement rappelé que ma visite a été certes très appréciée mais que je n’avais pas tenu la promesse faite à Punta Cana : rester au moins 3 jours dans un village, avec des planteurs de la coopérative. J’aurai donc « l’obligation » de revenir un jour, et de bénéficier encore de l’hospitalité ivoirienne. À inscrire dans mon agenda. Gabriel Metz

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